Mise en bouche – Kyung-Ran Jo

mise-en-bouche-1Jung Jiwon est une belle jeune femme coréenne à qui tout réussit. Après avoir été assistante du chef de cuisine d’un restaurant italien coté, elle a ouvert une école de cuisine qui l’a rendu célèbre. Son compagnon, Seokju, est un architecte réputé et ils envisagent de nombreux projets ensemble. Le seul hic, c’est que Seokju vient de lui préférer une ex-mannequin qui plus est, suivait les cours de cuisine de sa rivale ! Bref, Jung a du mal à digérer l’affront et se refuse à accepter que Seokju ne l’aime plus. Perdant appétit et goût de vivre, elle décide de fermer son école et de retourner travailler dans le restaurant où elle a tout appris.
Ce retour aux sources la fait replonger dans l’essence de la cuisine pour laquelle elle essaie de retrouver du plaisir. Elle réapprend les gestes de bases, cherche de nouvelles recettes,…
Mais loin d’oublier son grand amour, elle focalise de plus en plus sur cet abandon. Le chef Nove qui l’obligera un soir à cuisiner pour le couple en question, venus en clients, ne réussira pas à lui faire lâcher prise. Jung Jiwon réussira-t’elle alors à surmonter l’échec de son couple ? Je vous en laisse la surprise !

Nous voici ici en plein roman culinaire qui plonge le lecteur dans les coulisses de la cuisine et de sa préparation. L’héroine vit comme elle cuisine et ses plats sont empreints de la tristesse, la passion , la sensualité qu’elle souhaite exprimer.

   » Ce qui compte le plus dans une cuisine n’est pas de savoir à quel point les plats qu’on y prépare sont réussis, mais de s’y sentir bien. « 

Le récit nous est raconté par la jeune femme qui, sous forme de confidence, nous offre ses états d’âme, le bonheur que la cuisine lui apporte, ses interrogations  … Elle reviendra sur son passé et son histoire d’amour avec Seokju, permettant ainsi au lecteur de découvrir petit à petit les éléments de l’histoire.
On pourra noter le parallèle entre la jeune femme et le chien de Seokju. Laissé à Jung Jiwon, le chien attend fidèlement son maitre alors que celui-ci lui préfère une femme qui déteste les chiens. Partageant sa douleur avec lui, Jung en fera un de ses rares interlocuteurs. Tout comme, le parallèle est fait entre aimer et manger.

 » L’amour de la bonne chère peut se comparer à l’amour entre un homme et une femme. Un cuisinier et un gourment sont des partenaires idéaux : le cuisinier a pour vocation de rendre les gens heureux avec sa cuisine, le gourmet n’arrête jamais de penser à la bonne chère. Je pense aussi que les gens qui font l’amour passionnément sont certainement des gourmets. « 

  » C’est avec la bouche que l’on exprime l’admiration. Les gourmets savent mieux que personne que les lèvres sont les premiers organes érotiques. »

 Cuisiner est donc une seconde nature pour elle et n’hésitera pas à nous confier quelques recettes bien inspirées (cuisinières, à vos crayons !).
Cherchant le réconfort, c’est pourtant la vengeance qui sera au rendez-vous… Une vengeance qui se dégustera froide et de façon totalement inattendue !

Si j’ai lu avec plaisir ce roman, je ne suis pourtant pas spécialement emballée… On compare souvent cet auteur avec Ogawa. Permettez-moi de vous dire que nous en sommes loin… !! et par l’écriture et par l’univers.
L’esprit culinaire qui règne dans le roman est plutôt intéressant. Les envolées au sujet de cet art sont fait avec élégance et subtilité et alternent agréablement avec l’histoire proprement dite.
Mais malgré une fin un peu abrupte et noire, le récit donne une impression de légèreté que la simplicité de l’écriture accentue un peu plus. Toucher du bout des doigts, le côté obscur de la force jeune femme aurait été bien plus intéressant, à mon avis. Au final, je suis resté sur sa faim (si je puis dire !).

Bref, une lecture plaisante à découvrir, au moins pour l’aspect culinaire et notre rapport à la nourriture.

 

 

 

Titre : Mise en bouche
Auteur :
Kyung-Ran Jo
Éditeur : Philippe Rey
Date de parution : Avril 2010
Prix : 18 Euros
236 pages

 

 

Merci à BOB et aux éditions Philippe Rey !

 

22 comments for “Mise en bouche – Kyung-Ran Jo

  1. 16 juin 2010 at 1 h 41 min

    Zut alors, cela ne rentre pas dans le challenge!

    • 17 juin 2010 at 2 h 22 min

      Ben non ! C’est coréen !

      Me dit pas que tu manques d’idées !? Tu veux vraiment un billet à idées de lectures ?

  2. 16 juin 2010 at 3 h 44 min

    Gourmande, j’aime beaucoup les romans qui mêlent à l’intrigue les saveurs de la cuisine. Pourtant, je vais faire l’impasse sur ce titre car j’ai l’impression que l’héroïne va m’agacer prodigieusement…

    • 17 juin 2010 at 2 h 27 min

      Ah bon, dans quel sens ? Du fait qu’elle n’arrive pas à accepter l’abandon de son compagnon ?

  3. 16 juin 2010 at 3 h 48 min

    Je l’ai lu et « bof ». C’est un roman qui ne restera pas dans mes souvenirs de lecture.

    PS : Bon courage pour l’apprentissage du japonais. Gambatte (en VO).

    • 17 juin 2010 at 2 h 29 min

      Oui je pense aussi que je perdrais rapidemment mémoire sur ce titre là.

      PS : Arrigato gozaimas !!

  4. 16 juin 2010 at 6 h 56 min

    Les romans culinaire j’adore !!! Mais celui ci ne me tente pas trop, tu n’as pas l’air emballé du tout !!! Bien envie de lire « La Cucina » dans le genre, ici :

    http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/03/20/17279463.html#trackbacks

    Que j’apprends je ??? Tu ne sais pas quoi lire ??? Tu veux venir faire un tour sur ma PAL (un extrait ) je viens juste de publier ça !!!

    • 17 juin 2010 at 2 h 35 min

      ça se laisse lire mais c’est pas le roman de l’année, c’est sûr…

      Je ne connais pas la cucina. Bon son sujet ne me tente pas plus que ça mais il a l’air plus dense que mon roman coréen.

      Comment ça, je ne sais pas quoi lire ?! Où as-tu pu trouver un truc pareil ?!! Mais je croule littéralement sous les livres !!

      Une PAL en photo… je vais aller voir ça !

  5. 16 juin 2010 at 7 h 39 min

    Je déteste les romans culinaires.
    Il paraît que le japonais n’est pas dur à apprendre, du moins à parler ! Un ami de mon frère habite là-bas.

    • 17 juin 2010 at 2 h 45 min

      Et bien au moins ça a le mérite d’être clair lol !

      Oui le japonais oral semble assez « facile » à apprendre. A force de voir mes films japonais en VO, j’ai fini par habituer mon oreille et à identifier certaines structures de phrases et certains mots. Après, c’st l’écrit qui se corse… ça te demande d’apprendre 3 systèmes d’écriture : hiragana, katakana et kanji. Et là, je ne suis clairement pas rendu lol !

      MAis bon, ça fait des années que ça me titille : je me suis enfin décidé à acheter une méthode ! Maintenant reste à trouver le temps…

  6. 16 juin 2010 at 8 h 29 min

    Comme Manu (décidément ) j’ai beaucoup de mal avec les romans culinaires. Si c’est mal fait, c’est sans interet, et si c’est bien fait, ça donne faim : terrible :) ) ! Bon, je ne note pas ce titre pour le challenge, mais il y en aura d’autres bien plus tentateurs, j’en suis conavincue !

    • 17 juin 2010 at 2 h 50 min

      BAh, y’a des descriptions de plats qui m’ont tout de même donné envie !

      De toute façon, inutile de le noter pour le challenge, vu qu’il ne rentre pas dedans… C’est coréen madame, pas japonais !

  7. 17 juin 2010 at 8 h 32 min

    j’avoue que c’est le rapport à la cuisine et à la nourriture qui m’intéressait dans ce roman plus que le reste! Pour le reste ma foi, on verra bien!

    • 17 juin 2010 at 2 h 56 min

      Il est très présent, c’est certain ! mais j’aurais aimé plus de densité et de profondeur à ce roman. C’était mon premier texte culinaire si je puis dire alors difficile de comparer avec d’autres titres…

  8. 17 juin 2010 at 3 h 57 min

    Mais dans ton « choco express » !!! Mais, maintenant que tu le dis, en te relisant je comprends mieux le sens que tu voulais donner à cette phrase, c’était : je ne sais pas quoi lire PARCE QUE je croule sous les livres !!! LOL

    • 17 juin 2010 at 4 h 09 min

      Ah voui j’avais oublié lol ! En fait c’était à prendre au 2ème degré lol

      Non, ça voulait dire : je me lance dans l’apprentissage difficile du japonais qui va demander du temps et de l’investissement alors que je n’en trouve déjà pas pour lire ! d’où le « AHEM » !

  9. 17 juin 2010 at 6 h 58 min

    JE trouvais la couverture bien jolie… mais bon, aspect culinaire et moi, non, ça ne le fera pas!  Certainement pas!

    • 18 juin 2010 at 2 h 38 min

      C’est un roman dispensable donc pas de scrupules !

  10. 17 juin 2010 at 7 h 06 min

    Je n’ai jamais lu un roman culinaire et apparemment, ce n’est pas avec celui-ci que je commencerai ;)

    PS : tu te mets au japonais miss? Comme c’est étonnant venant de toi ^^

     

    • 18 juin 2010 at 2 h 41 min

      Ah ouais ? ça m’étonne de toi aussi…gourmande

      ben oui, le japonais… je n’ai pas du tout de temps à lui consacrer mais bon je me suis dit qu’il fallait se donner les moyens de son ambition (genre j’ai envie de voyager, je veux aller au Japon,…etc…tu vois bien le genre )

  11. 21 juin 2010 at 2 h 15 min

    Et ben voilà, c’est malin : maintenant j’ai faim !!!

    • 22 juin 2010 at 8 h 58 min

      Lis la mer engloutie et on en reparle…

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