Kirouek – Nicolas Poupon

 

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Auteur : Nicolas Poupon

1ère édition : Triskell – 2001

Editeur : Editions de la Gouttière

Date de parution : Mai 2011

  32 pages

Prix : 10,50€

 

 

Publié une première fois en 2001, « Kirouek » connait une nouvelle vie avec la réédition que les petites Editions de la Gouttière nous offrent aujourd’hui. L’édition a été revue et corrigée : dessins et dialogues retravaillés.

L’auteur, on le connait, c’est Nicolas Poupon, plus connu pour ses albums « Le fond du bocal ».

 

Nous sommes ici dans une ville toute grise touchée par une étrange maladie : la rabougrite. Les bâtiments sont gris, les gens sont gris. Toute couleur a disparue ou presque, les gens ne voyant que mauvais goût en elle.

 

« (…)le gris était partout même dans les esprits. »

 

La couleur n’existe donc plus, excepté chez un réfractaire…. Barnabé est un irréductible qui continue de vivre dans la couelur, dans une maison entourée d’un jardin où pousse un arbre rare : le bouquinier. Tous les jours, Barnabé raconte à son arbre et à son fidèle oiseau-bec qui crie « Kirouek » à tout va, des histoires du temps jadis où « les bouquiniers étaient de grands arbres majestueux, pleins de feuilles, et de livres. » Un temps où les livres murissaient sur l’arbre avant de prendre leur envol « là où leurs pages les portaient ».

Depuis les bouquiniers ont disparus et le dernier survivant peine à produire un dernier livre sur lequel pèse tous les espoirs de Barnabé…

Car l’ambition secrète de Barnabé est bien de rendre couleurs, joie et bonheur à cette ville plongée dans la tristesse et surtout de sauver les livres des Monsieurs je sais tout qui cherchaient à éteindre toute velleité de leur part…

Le vieux Barnabé y réussira-t’il ou sera finalement happé lui aussi par la rabougrite ?

 

Vous l’aurez compris, cette histoire est une ode à la lecture et aux livres !

Destinée plutôt aux jeunes enfants, ce petit conte fait la part belle au pouvoir des mots et des livres dans une ville atteinte de sclérose.

La population est dégoûtée de voir des couleurs, tellement elle en est déshabituée. De mystérieux hommes de pouvoir semble vouloir imposer la rabougrite et souhaitent voir disparaitre Barnabé ainsi que tous les livres.

 

 » Le spectacle d’un livre en cage m’a toujours ravi, mais là, savoir que c’est le dernier… les mots me manquent. »

 

« Imaginez-vous que plus jamais ils ne pourront venir voleter sous notre nez, en débitant des fariboles. « 

 

L’idée de l’arbre à livres et de la méthode de Barnabé pour faire les fructifier et les multiplier est d’une poésie surréaliste qui met en valeur la force de l’imagination.

Opposant réalisme terne et imagination débridée et créatrice, « Kirouek » réussit à faire passer un message somme toute assez simple : les livres et la lecture sont indispensables pour mettre de la couleur, de la joie et de la vie dans nos existences.

 

Si l’histoire m’a plutôt plu, je suis malgré tout plus réservé sur le graphisme. Le dessin est naïf, le trait gras et épais et les couleurs fort marquées. Quelque chose me gêne sans que je réussisse à noter le pourquoi.

Néanmoins, le tout reste efficace et sert de manière approprié l’univers coloré de Kirouek.


 

Un album sans prétention à découvrir !

 

 

 

 

 

 

Découvrez la bande-annonce de l’album :

 


Bande-annonce de « Kirouek » de Nicolas Poupon par OAMSLB

 

 

 

Vous pouvez lire une petite moitié de l’album ci-dessous :

 

 

 

 

bd du mercredi Chez Mango

 


14 comments for “Kirouek – Nicolas Poupon

  1. 15 juin 2011 at 8 h 42 min

    Super idée d’histoire. Peut-être que le graphisme est trop enfantin ?

    • 15 juin 2011 at 0 h 26 min

      En même temps, c’est plutôt la cible. En fait, je me rends compte que c’est les passages coclorés qui m’ont semblés moins naturels, plus agressifs. Mais, c’est cohérent aussi par rapport à l’histoire alors c’est difficile aussi d’y trouver à redire !

  2. Mo'
    15 juin 2011 at 9 h 29 min

    Moui, j’irais feuilleter en tout cas ! ^^

  3. 15 juin 2011 at 0 h 35 min

    J’avoue, Le fond du bocal, ça m’a faite rire…celui-là est jeunesse, à voir.

    ( j’ai regardé de près Gon, mon fiston est trop jeune pour le graphisme, Pandala a toutes ses chances ;) )

    • 15 juin 2011 at 0 h 36 min

      Je le connais de réputation mais j’avoue ne jamais l’avoir ouvert…

      Pandala, héhé ! Tu l’as ouvert aussi ?

  4. 15 juin 2011 at 0 h 43 min

    J’aime beaucoup le travail des éditions de la gouttière. Je possède la 1ère version de cet album et c’est vraiment parfaitement adapté pour les enfants. Une réédition revue et corrigée intelligente !

    • 15 juin 2011 at 0 h 39 min

      C’est le premier titre de chez eux que je lis !

      Il y a pas mal de changement par rapport à la première version visiblement. J’ai aperçu des planches de la première version et le personnage de Barnabé a complètement évolué !

  5. 15 juin 2011 at 1 h 09 min

    Je ne connais que Le fond du bocal mais j’hésite beaucoup à noter celui-ci … Barnabé, avec sa tenue, me fait bien trop penser à un clown et je déteste les clowns !!!! J’ai du coup peur de ne pas du tout apprécier cette lecture à cause de ça !

    • 15 juin 2011 at 0 h 49 min

      POurtant non, il n’a rien d’un clown ! S’habiller de façon ultra coloré est juste une manière d’empêcher la rabougrite de l’atteindre !

      Essaye de lire les premières pages pour voir !

  6. 15 juin 2011 at 3 h 52 min

    Quelle jolie idée ! J’avoue être totalement séduite par me thème !

    • 15 juin 2011 at 0 h 50 min

      Le message sur les livres est hautement sympathique, c’est clair !

  7. 15 juin 2011 at 1 h 43 min

    Je ne lis plus de livres pour enfants depuis que je n’en ai plus si bien que j’ai du mal à juger ces albums. Pour le moment ils ne sont pas pour moi. 

    • 16 juin 2011 at 0 h 09 min

      Je n’ai pas d’enfants mais je ne dédaigne pas de temps en temps lire de la Bd jeunesse pour ma culture professionnelle ! :)

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