Cinq mille kilomètres par seconde – Manuele Fior

cinq-mille-kilometres-par-seconde-01.jpg Lucia et sa maman emmenage dans leur nouvel appartement italien sous le regard curieux de Piero, voisin habitant l’immeuble d’en face. En compagnie de Nicola, son inséparable ami, il grandit avec insouciance et se prend à rêver à sa belle voisine. Timide et réservé, il finit par la séduire malgré la rivalité amicale de Nicola, plus séducteur.

Quelques années plus tard, nous retrouvons Lucia à Oslo où elle est étudiante. Elle a quitté Piero et se remet difficilement de sa rupture en tombant dans les bras de Sven, le fils de sa logeuse. De son côté, Piero est parti faire des fouilles archéologiques en Egypte. Alors que Lucia tombe enceinte, PIero apprend qu’il va devenir père. Les années ont passées mais ni l’un ni l’autre n’ont oubliés leur premier amour.

 

Cinq mille kilomètres par seconde est clairement une histoire d’amour. De ces amours qu’on n’oublie pas, de ceux qui vous marquent à vie et perdurent à travers le temps.

Piero et Lucia se sont rencontrés, se sont aimés quelques mois (années ?). Ils se sont séparés pour une raison que l’on ignore. Et ils ont chacun continué leur route. Le destin les réunira encore mais pour combien de temps ?


Voilà une histoire d’amour ratée puis impossible qui avait tout pour me plaire. Mais c’est la déception qui a été au rendez-vous…

L’auteur dresse par petites touches le récit de vie de ces 3 personnages. Les séquences sont parcellaires et de nombreuses ellipses emmaillent le texte. Très subtile, la narration reste très simple et rentre peu finalement dans l’intimité des personnages. On suit nos 3 personnages à différentes époques et on constate qu’ils n’ont rien oubliés de ce premier amour. Ils se sont aimés, perdus puis retrouvés. Mais l’adolescence est loin et il est difficile de revenir en arrière.

Je m’attendais à une histoire de premier amour qui m’emporte par la force des sentiments et des émotions. Mais j’y suis restée complètement extérieure. Je n’ai ressenti aucune empathie pour les personnages. Je n’ai pas vibré à leur côté. Au final, au risque de choquer ses autres lecteurs, j’ai trouvé cette histoire franchement quelconque et plate… Adepte des non-dits et de toute subtilité qui nécessite observation, je n’ai pourtant pas su déceler ici le sel et la subtilité de cette histoire.

J’attendais, qu’à cette histoire universelle qu’on a tous plus ou moins connu, un supplément d’âme qui n’est pas venu. L’ambiance de cette histoire est bien évidemment nostalgique et offre même une vision quelque peu triste et désabusée de l’amour et du couple. Celà ne m’a posé aucun problème mais a, d’une certaine manière, accentué la froideur qui ressort de cet album.

 

Et ce n’est, hélas pas, le beau dessin de Manuele Fior qui a pu me faire modifier mon impression.

Le dessin fait à l’aquarelle s’étend dans unne palette bien particulière de couleurs acidulées : de jaune, de vert qui m’a paru cependant un poil en décalage avec l’aspect désabusé et nostalgique de l’album. Néanmoins, j’ai appréciée plus particulièrement les magnifiques paysages reflétant parfaitement une Italie estivale, une Norvège glaciale et un désert brûlant.

 

Cinq mille kilomètres par seconde est un album sur l’amour mais pas que. Il évoque aussi le hasard et les circonstances de la vie qui fait que l’on ne se rencontre pas toujours au bon moment. Il parle des choix de vies que nous faisons et qui conditionnent tout le reste de notre existence. Il évoque le temps qui passe et les regrets liés au passé, les erreurs que nous faisons tous. Un propos universel donc où chacun devrait se retrouver. Mais pour moi, la magie n’a pas du tout fonctionnée et c’est amertume que je constate une rencontre ratée avec cet album qui a su faire vibrer les autres lecteurs.

Et d’autant plus amère que l’album a reçu le prix Fauve d’Or du meilleur album au festival d’Angoulême 2011. Peut-être faudrait-il que je la relise un peu plus tard.

Peut-être saurez-vous y déceler plus de qualités que je n’en ai su trouver…

 

Les autres avis, tous séduits :

Mo’YvanLunch et BadelelHélèneKBDCécileKactuss -


 

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Cinq mille kilomètres par seconde
Dessinateur / Scénariste : Manuele FIOR
Editions Atrabile

janvier 2010 – 144 pages – 19€

 

palseches Challenge PAL sèches chez Mo’

 

Challenge roaarrr Prix Fauve d’or 2011


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22 comments for “Cinq mille kilomètres par seconde – Manuele Fior

  1. 5 août 2011 at 9 h 26 min

    On verra si je vibre ou non … je viens de l’emprunter à la biblio il y a 3 jours :) J’espère quand même être de celles qui vibrent ! mdr !

    • 6 août 2011 at 1 h 31 min

      Ah ! Quel heureux hasard !! J’ai hâte :)

  2. 5 août 2011 at 9 h 27 min

    Meilleur album 2010 pour Angoulême et pareil pour moi (pour une fois, je suis d’accord avec eux !). Une grosse claque que ce soit pour l’histoire et pour la mise en couleur. Je le conseille tout le temps… pour l’instant pas de déception. C’est bizarre que tu n’es pas aimé.

    • 6 août 2011 at 1 h 41 min

      Ouais, j’ai bien conscience d’être passée à côté… J’aime beaucoup le dessin c’est sûr mais l’histoire manque de quelque chose pour moi…

  3. 5 août 2011 at 3 h 06 min

    Cet album continue de me faire très envie malgré ton avis. Je touve les couleurs très belles et l’histoire a tout pour me plaire…!

    • 6 août 2011 at 1 h 43 min

      Ah, côté dessin, c’est certain, j’ai trouvé l’album de qualité !

  4. 5 août 2011 at 3 h 12 min

    Très tentée par cet album depuis un bout de temps déjà… Mais j’hésite, j’hésite… Bel été Choco

    • 6 août 2011 at 1 h 44 min

      Comme visiblement tous les avis sont plutôt positifs, tu devrais tenter !

  5. 5 août 2011 at 3 h 20 min

    Cela avait fonctionné pour moi, j’avais beaucoup aimé… ;)

    • 6 août 2011 at 1 h 44 min

      Mince, pourquoi je ne suis pas retombée sur ton billet quand j’ai cherché les liens…

  6. 5 août 2011 at 8 h 25 min

    J’en avais entnedu du bien, mais je ne raffole pas des dessins de la première planche en particulier… Avec ce que tu en dis en plus, je ne crois pas que je le lirai.

    • 6 août 2011 at 2 h 04 min

      C’est dommage d’une certaine façon car je suis partagée pour cette Bd… pas simple !

  7. 6 août 2011 at 9 h 14 min

    Les dessins me plaisent mais le sujet bof.

    • 6 août 2011 at 2 h 50 min

      C’était un peu mon problème… pourtant le sujet avait vraiment tout pour me plaire ! je suis une fille romantique ^^

  8. Mo'
    16 août 2011 at 6 h 49 min

    « Ah bé mince » se dit-elle dans sa barbe ! ^^ C’est vrai que le rythme de l’album ne tient pas en haleine mais ses graphismes m’ont souflé. Du coup, je garde un souvenir assez précis de cette lecture. Etonnée qu’il ait obtenu le Fauve d’Or tout de même… comparé à « Asterios Polyp », je trouve cet ouvrage un peu fade

    • 17 août 2011 at 0 h 37 min

      Avec quelques semaines, je peux même te dire qu’il ne m’en reste pas grand chose… Pas de Fauve d’or non plus pour moi, c’est clair !

  9. Mo'
    17 août 2011 at 3 h 38 min

    Il ne t’en reste pas grand chose ? Rhoo la mauvaise foi

  10. Mo'
    17 août 2011 at 4 h 43 min

    ok ok ^^

  11. mayday
    18 août 2011 at 9 h 39 min

    Je te trouve un peu dure. Pour ma part, j’avais beaucoup aimé cet album. Le scénario n’est certes pas d’une force inouïe mais ce sont les ambiances qui sont remarquables.

    Pour ce qui est du fauve d’or, ma préférence allait bien sûr à Asterios Polyp mais je trouve intelligent de mettre un coup de projo sur le boulot de Fior qui est un auteur qui mérite d’être découvert.

    • 18 août 2011 at 2 h 54 min

      Je le conçois. Tout le monde l’applaudit et je passe à côté… Il faudra que je la relise un jour, on dirait.

      Tu as lu ses autres albums ? Ptet qu’il faut que je tente autre chose.

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