Le petit chaperon rouge en Transylvanie – Powell / Rivas

Petit-chaperon-rouge-en-transylvanie-01.jpgLe petit chaperon rouge : tout le monde connaît. Dans cet album, les auteurs se sont amusés à revisiter quelque peu le conte originel.


Une vieille mamie, fort bien renseignée par une voyante autrefois, recroise sur son chemin cette dernière. Cette fois-ci, la voyante lui promet de grands malheurs et lui offre une pelote de laine rouge qui protégera ce qu’elle a de plus cher. La grand-mère tricote alors une jolie petite cape rouge pour sa chère petite-fille Ruby. Le petite est enchantée par ce nouveau vêtement et est bien décidée à remercier sa grand-mère, malade depuis quelques jours, en lui portant quelques victuailles. Ruby prend la route et croise dans les bois un loup. Malgré l’interdiction de parler aux inconnus, Ruby entame la conversation avec celui-ci, bien convaincue que sa cape la protège de tout. Le loup convainc la petite Ruby de s’arrêter chercher un trèfle à quatre feuilles pour porter chance à la mamie. Vous connaissez la suite… ou presque ! Car la petite Ruby d’aujourd’hui est beaucoup moins naïve que celle d’autrefois…

 

Vous pouvez le constater, le scénario de Martin Powell (connu chez Disney et Marvel) suit quasiment l’histoire d’origine et ne s’autorise que de légères variantes. Seule la fin, qui sera tout aussi fatale pour le loup, surprendra le lecteur par sa petite touche comique et fantomatique.

Et de fait, on peut se retrouver quelque peu déçu si l’on s’attendait à une grosse réécriture du conte. Le titre quelque peu trompeur qui nous emmène en Transylvanie ne vaut que pour les quelques esprits et fantômes que nous retrouverons dans les dernières pages. Néanmoins, difficile de bouleverser totalement une histoire si connue.

Finalement cet album est surtout intéressant pour son traitement graphique. Victor Rivas (connu lui aussi surtout aux États-Unis) donne à Ruby et à son univers un petit côté féerique à la Burton. Le trait est sombre, les visages et les décors hachurés. Le loup a toujours de grandes dents effrayantes et Ruby, une bouille et de grands yeux ronds qui la rendent attachantes. Mais le tout donne une ambiance moderne et contemporaine qui allie de manière ingénieuse noirceur et légèreté, tragique et humour.

 

Le petit chaperon rouge en Transylvanie est finalement une manière bien plus moderne narrativement et graphiquement d’aborder ce conte si éculé et un peu gnan gnan. Alliant un dessin qui oublie l’imagerie enfantine pour brosser un décor plus torturé, avec un scénario parsemé de petites idées ici et là, qui allègent la frayeur de l’histoire en y ajoutant quelques petites touches humoristiques, l’album s’avère une vraie bonne surprise !

 

D’autres avis :

David Fournol -

 

Petit-chaperon-rouge-en-transylvanie-06.jpg

 

 

Petit-chaperon-rouge-en-transylvanie-05.jpg

 

 

 

 

Petit-chaperon-rouge-en-transylvanie-02.jpg

 

 

Petit-chaperon-rouge-en-transylvanie-03.jpg

 

 

 

 


 Titre : Le petit chaperon rouge en Transylvanie

 Dessinateur : Victor Rivas

Scénariste : Martin Powell

Editeur : Emmanuel Proust, Jeunesse

Parution : Septembre 2011

    32 pages 

Prix : 9,95€ 


 


12 comments for “Le petit chaperon rouge en Transylvanie – Powell / Rivas

  1. 16 décembre 2011 at 8 h 07 min

    Les planches sont en espagnol ?

    • 16 décembre 2011 at 1 h 29 min

      Non en français, c’est juste que je n’ai trouvé que peu de planches, il a a fallu piocher aussi dans celles en VO !

  2. Mo'
    16 décembre 2011 at 8 h 39 min

    Vraie bonne surprise peut-être mais le dessin ne m’inspire pas beaucoup ^^ La ChocoLAL prend un coup au moral

    • 16 décembre 2011 at 1 h 36 min

      Ah ouais ? Il est chouette pourant !

      Arf, ne crie pas victoire si tôt, tu vas voir avec ta chocoLAL… 

  3. 16 décembre 2011 at 6 h 16 min

    j’aime bien lorsqu’on revisite les contes – mais on ne pourrait pas changer la fin pour une fois, j’en ai marre qu’on massacre le loup 

    • 16 décembre 2011 at 1 h 38 min

      Il n’est pas massacré, au premier sens du terme ! Mais je ne peux pas en dire plus :)

  4. 18 décembre 2011 at 1 h 23 min

    J’en peux plus des versions détournées du Petit chaperon rouge ! Trop c’est trop. Et puis ma préférée reste Mademoiselle sauve qui peut de Corentin. C’est de la ittérature jeunesse pour les petits et c’est très bon dans le genre !

    • 19 décembre 2011 at 1 h 11 min

      La vache, tu es encore plus dur que moi ! Je ne connais pas grand chose en jeunesse mais je ne doute pas, en effet, qu’il y ait eu une floppée de relecture !

  5. 19 décembre 2011 at 9 h 51 min

    Ma version préférée du petit chaperon rouge c’est Le petit livre rouge, de Philippe Brasseur. Ce livre nous a bien fait rire, mes filles et moi. C’est complètement iconoclaste, ça déraille dans tous les sens, mais c’est excellent ! 

    • 19 décembre 2011 at 1 h 13 min

      Je ne connais pas du tout cette version non plus…

  6. 21 décembre 2011 at 0 h 30 min

    Je ne raffole pas des dessins et j’aimerais bien que, pour une fois, ce soit le loup qui gagne ;) J’ai toujours été pour ceux qui n’avaient pas de chance malgré toutes leurs tentatives : pour Gros Minet, pour le Coyote (je rêve de voir le Bip-bip se faire boulotter ! mdr !) … et tous ceux qui ramassaient dans les dessins animés ;)

    • 21 décembre 2011 at 1 h 59 min

      Ben dis donc, ce petit chaperon n’a pas beaucoup de succès ! ^^ POur cette histoire, le loup n’a qu’à s’en prendre à lui-même…;)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *