Les tournesols de Mr. Vincent – Nie Jun

les-tournesols-de-mr-vincent-01.jpgNous sommes à Arles. La jeune Thillia découvre un pantin de bois nommé Zobo dont la poitrine est percé d’un coeur. Elle le récupère, l’habille et l’installe comme épouvantail dans un champ de tournesol. Un peintre en mal d’inspiration vient à passer et lui glisse une fleur de tournesol dans le coeur. Peu après, notre pantin prend vie et, s’il se sait pas parler, se met à peindre spontanément des toiles d’une inventivité jamais vue. Le peintre s’ hésite pas alors à s’approprier ces peintures qui, bientôt, feront son succès et sa fortune. Mais ce mensonge résistera-t’il à l’amour et la franchise ?

 

Les tournesols de Mr Vincent est la deuxième aventure du pantin Zobo mais se lit de manière tout à fait indépendante.

Zobo est donc un curieux bonhomme de bois qui prend vie lorsqu’on lui met une fleur dans le trou en forme de coeur qui transperce sa poitrine. Le personnage s’anime et devient très vite attachant. Il n’attend rien des autres mais offre beaucoup sans se poser de questions, ne parle pas et pourtant il va intégrer très vite un petit cercle d’ami, en particulier Thillia qui prend soin de lui. A l’image d’un certain Vincent Van Gogh, Zobo va réaliser de magnifiques peintures où la couleur a le premier rôle. Des oeuvres exubérantes, foisonnantes que le pauvre peintre est bien en peine d’exécuter. La pression de son galeriste se fait sentir et suite à un petit quiproquo, il va lui vendre les peintures de Zobo comme étant les siennes. Mais loin d’être détestable par sa roublerie, le peintre n’en est pas moins affublé d’un bon fond et sa panne de peinture n’en est que désolante et triste. Amoureux de la maman de Thillia, une belle chanteuse de cabaret que toute la ville admire, il peine à se dévoiler et à se mettre en avant. Mais peut-être que ce petit pantin jouera son rôle dans l’histoire ?

 

Voilà une très jolie histoire, toute pleine de poésie et de fraicheur réalisée par l’auteur chinois de My Street.

On se laisse envahir par la plénitude et la douceur silencieuse de ce curieux Zobo qui semble distiller le bonheur autour de lui. Le scénario, simple et accessible à un large public, rappelle d’une certaine façon le conte.

Ce que le lecteur retiendra particulièrement, c’est la chaleur et la magie du graphisme qui, dans une explosion de couleurs, nous offre un album vivant et lumineux. Le clin d’oeil à Van Gogh est bien évidement évident avec la situation en Arles, la présence quasi permamente de ces tournesols qui semble bien inspirer notre pantin artiste, et même du fameux pont peint par ce dernier.

 

Une surprenante et fort agréable découverte que voilà à laquelle vous pourriez très facilement céder !

 

 

Lisez les premières planches pour vous en convaincre :

 

 

 

 


Titre : Une aventure de Zobo, tome 2 : Les tournesols de Mr. Vincent

Auteur : Nie Jun

Editeur : Paquet, Bao

Parution : Février 2012

    48 pages 

Prix : 13,50€


 

9 comments for “Les tournesols de Mr. Vincent – Nie Jun

  1. 10 avril 2012 at 8 h 39 min

    Un bande dessinée qui a l’air bien sympathique, merci pour le partage des premières planches : je trouve les dessins bien jolis.

    Bonne journée !

    • 15 avril 2012 at 4 h 05 min

      Oui, c’est une histoire fraiche, gaie et lumineuse, à l’image des dessins !

  2. 10 avril 2012 at 9 h 29 min

    J’aime beaucoup l’idée de départ et les planches ont l’air pleines de tendresses :)

    • 15 avril 2012 at 4 h 06 min

      Je l’ai ouvert vraiment par hasard, attirée par le dessin et j’ai été agréablement surprise par la poésie qui s’épanouit dans cette histoire !

  3. 12 avril 2012 at 9 h 06 min

    Je l’ai acheté au musée de la BD à Angoulêmes et j’ai été séduite et part l’histoire et par les magnifiques dessins plein de jolies couleurs.

    • 15 avril 2012 at 4 h 24 min

      Oui, c’est dommage qu’il soit passé un peu inaperçu.

  4. 14 avril 2012 at 1 h 32 min

    Je l’ai feuilletée et effectivement, visuellement, c’est splendide ! Une pure merveille ! Par contre, le propos m’emballe moins, c’est dommage.   

    • 15 avril 2012 at 4 h 25 min

      Ah bon ? C’est plein de poésie pourtant !

  5. 16 avril 2012 at 1 h 30 min

    La couverture est superbe, ça me plaît bien, merci pour la découverte.

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