Barakamon, tome 1 – Satsuki YOSHINO

barakamon-t1-01 Seishu Handa est un jeune homme célèbre pour la qualité de ses calligraphies. Il collectionne les premiers prix jusqu’au jour où sa fierté est mise à mal par la critique d’un conservateur de musée qui souligne que son travail est « formaté et sans saveur ». Piqué au vif, il agresse le vieil homme sur un coup de tête. Son père l’envoie alors réfléchir à son acte sur une petite île isolée où Seishu va devoir cohabiter avec des voisins envahissants, et plus particulièrement une bande de gamins menée par la petite Naru. 

L’arrivée de Seishu sur l’île se fait plutôt en traînant des pieds. Le citadin déplore le manque de taxi et est obligé d’embarquer à bord d’un tracteur mené par un vieux campagnard à l’accent populaire. Puis il découvre que la pièce qu’il loue chez l’habitant est squattée par une bande d’enfants dont il peine à se débarrasser. Alors que notre calligraphe en herbe pensait trouver le calme et pouvoir se consacrer pleinement à l’étude de son art, il va devoir affronter l’obstination de la petite Naru qui ne se lasse pas de traîner dans ses pattes et de pénétrer par tous les moyens possibles chez lui ! Bien que le garçon soit un étranger, ce dernier est accueilli à bras ouverts par les habitants qui lui fournissent ses repas, l’aident à emménager. Peu à peu, Seishu fait connaissance avec le village et découvre la personnalité des uns et des autres, tous marqués par la simplicité et la joie de vivre.

« Barakamon » ou « avoir la pêche ». Ce manga se présente sous le signe de la fraîcheur et de la bonne humeur ! A l’instar de notre héros citadin, qui entretient des relations compliquées avec son art dans lequel il tente à tout prix d’exceller en oubliant d’y mettre de la vie, nous allons découvrir une formidable galerie de personnages, tout aussi charmants les uns que les autres :  Naru, un garçon manqué qui nous entraîne par sa naïveté et son enthousiasme ; Miwa et Tama, 2 adolescentes au langage peu châtié ; le petit Kenta, amoureux de Naru ; l’instituteur qui délivre des leçons de vie tout en apprenant en cachette l’usage du monocycle ; les petits vieux pleins de ressources du village ; Hiroshi, l’adolescent raté qui va prendre exemple sur Seishu, etc … Bref, quel bonheur de voir évoluer dans ce cadre plus que sympathique notre calligraphe qui a bien besoin de retrouver une certaine humanité. Car, il s’agit bien de ça. Bien que Seishu continue à travailler sans relâche, la joie de vivre de cette petite communauté soudée va peu à peu toucher l’adolescent prétentieux qui va apprendre à apprécier les petits bonheurs simples de la vie.

Ce premier tome de Barakamon est plus que prometteur ! Si son point fort est la richesse et la diversité de ses personnages auxquels on s’attache particulièrement facilement, l’histoire s’attache également à montrer d’autres facettes comme la vie à la campagne, le travail de calligraphe, les petits problèmes adolescents, une certaine philosophie de vie. Malgré les apparences, le scénario est très dynamique, très enlevé. Les dialogues et certaines situations ne manquent pas d’humour, donnant ainsi beaucoup de peps à cette histoire déjà plus que rafraîchissante ! Les dessins sont à l’image du scénario : clairs, légers, doux et lumineux.

Barakamon est une série originale qui plaira à un large public masculin et féminin dès 12 ans et se rapproche d’une certaine façon du manga Yotsuba. Un manga tranche de vie donc qui a fait de l’humour et de la gaieté sa marque de fabrique et promet de beaux développement relationnel entre les différents personnages.
A découvrir sans attendre la suite ! (6 tomes en cours au Japon et deuxième tome français à paraître en décembre)

 

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- Preview de 35 pages

 

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Titre : Barakamon, tome 1
Dessinateur / Scénariste : Satsuki YOSHINO
Éditeur : Ki-oon
Parution : Octobre 2012
208 pages
Prix : 7,65€

 

bd du mercrediChez Mango

 

 

17 comments for “Barakamon, tome 1 – Satsuki YOSHINO

  1. 7 novembre 2012 at 3 h 02 min

    super! ça donne vraiment envie!

    comme ça, ça me fait penser un peu à un ManabeShima par un Florence Chavouet local..et ça me donne bien envie de le mettre sur ma liste 

    • 7 novembre 2012 at 3 h 21 min

      Ah oui, j’y ai pensé à ManabeShima, pour l’atmosphère ! Ce genre de petit village reculé avec ses habitants un peu barrés et sacrément attachants ! Après, pour l’histoire, ça n’a rien à voir :)

  2. 7 novembre 2012 at 3 h 18 min

    Je trouve pas qu’il y ait vraiment un lien avec le travail de Chavouet moi.

    En tout cas je note que c’est encore une série intéressante par son aspect « original » qui sort chez Ki-oon… ils sont partout en ce moment ! Il y a certainement un très bon travail éditorial derrière.

    Je suis pas sûr de me lancer pour autant, le sujet me paraît encore un peu léger mais qui sait… on verra où ça nous emmène. Question calligraphie, il y a l’excellent L’encre du passé (Bauza / Maël) en bande dessinée en tout cas (traitement plus adulte que Barakamon). En manga il y a aussi Hokkusai dans le même « esprit » bien qu’il s’agisse plutôt de peinture.

    Je pense surtout que j’ai besoin de seinen plus que de shônen en ce moment :)

    • 7 novembre 2012 at 3 h 24 min

      C’est sur l’ambiance que le lien peut se faire, Lunch, pas sur le scénario, ni sur le dessin.

      Oui, lu et chroniqué L’encre du passé ! J’avais bcp aimé mais là non plus, ça n’a rien à voir. Le travail de calligraphie est très survolé ici dans ce manga. Ce n’est pas vraiment le sujet.

      Je ne le classe pas vraiment en shonen… je sais pas trop où le classer en fait ^^

  3. 7 novembre 2012 at 3 h 22 min

    ah oui, FlorenT Chavouet (c’est moi qui m’appelle Florence, du coup, hop! ça part tout seul sous les doigts!). C’était le côté « décalé » à la découverte d’un microcosme sur une île qui m’a fait penser à ça mais ma culture manga reste à foger…

    je note les autres recos…merci!

  4. 7 novembre 2012 at 3 h 25 min

    Ah ok je vois. Effectivement il y a l’isolement mais c’est vraiment très différent quand même, autant graphiquement que dans la construction.

  5. 7 novembre 2012 at 3 h 26 min

    Manabe Shima (et Tokyo Sanpo) sont plus des carnets de voyage que du manga ou de la bande dessinée.

    • 7 novembre 2012 at 3 h 29 min

      Voui, à tout, mon’sieur ! Faut le lire pour voir précisément de quoi je parle !

  6. 7 novembre 2012 at 3 h 35 min

    Il faut vraiment que je me lance dans le manga…! Mais franchement, je ne sais pas par quoi commencer !

    • 12 novembre 2012 at 5 h 34 min

      Comme le dit Lunch, un petit Taniguchi, ça peut être sympa ! Il fait bien la jonction entre franco-belge et manga. Après en manga plus traditionnel, Barakamon est une bonne porte d’entrée :)

      Après, tu peux lire Bride stories, ou Nanja monja si tu aimes l’esprit de Miyazaki, Une sacrée mamie, … Ce sont des titres très frais et très accessibles tout en étant de qualité. On ne tombe pas dans les clichés des trucs romantiques pour les filles ou les histoires d’action masculines :D

  7. 7 novembre 2012 at 3 h 45 min

    Pour commencer doucement, moi je dis qu’un petit Taniguchi : Le journal de mon père ou Quartier lointain, c’est parfait :)

  8. 8 novembre 2012 at 5 h 02 min

    Il est dans ma PAL depuis peu. Tout à fait le genre de manga que j’aime !

    • 12 novembre 2012 at 5 h 35 min

      Alors, quand est-ce que tu l’attaques ?! ;)

  9. 10 novembre 2012 at 1 h 40 min

    Il m’a l’air bien gai, c’manga-là ! Les desins sont très dynamiques. Kenzoburo OE a (presque) un faux air mais en plus sombre, déprimant : la campagne y est mal vue. 

  10. :)
    11 novembre 2012 at 8 h 06 min

    Je vais regarder ceci de plus près ! merci ;)

  11. 25 novembre 2012 at 4 h 50 min

    Lien noté, avec un peu de retard désolée.

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