Le diable des sept mers, tome 1 – Hermann / Yves H.

diable-des-sept-mers-t1-01Nous sommes au 18ème siècle, en Caroline du Sud et nous suivons le mariage secret de Harriet, fille d’un riche planteur, et de Conrad, un aventurier des mers sans le sou. Lord Somerset, le père d’Harriet, découvre pourtant leur union. Réagissant violemment et avec colère, il va être le déclencheur d’une série de drames qui entraîneront les jeunes mariés à la rencontre de leur destin. De son côté, le capitaine et pirate Robert Murdoch fait son apparition auprès de Somerset, bien décidé à se venger d’une sombre histoire venue du passé.

Une jeune femme qui se rebelle contre sa famille, un jeune marin avide d’aventures et de chasse au trésor, un capitaine inspiré de Barbe noire, des pirates avides d’or et de rhum prêts à toutes les filouteries pour arriver à leurs fins : voilà le programme concocté par Hermann et Yves Y. dans ce Diable des sept mers. A l’origine, cette histoire était destinée à être le storyboard d’un futur film (Pirates) de Roman Polanski. C’est Yves H. qui a ressorti des cartons les croquis inaboutis de son père pour lui donner la lumière qu’il méritait.

De fait, les deux auteurs nous offrent donc un récit dans la pure tradition de la piraterie. On y retrouve les classiques du genre : un trésor caché qui attise les convoitises, un futur pirate à jambe de bois, des flibustiers friands de pillage et de combat. L’amateur ne sera pas dépaysé. Le récit débute avec une histoire d’amour contrarié qui va tourner en aventures maritimes lorsque les deux tourtereaux vont être contraint à la fuite. L’apparition de Murdoch, dit Le diable des sept mers, nous jette alors pleinement dans la flibusterie et ses complots en tout genre.
On peine quelque peu à plonger dans cet univers. La mise en place des personnages un peu lente aurait mérité plus de dynamisme. Le scénario paraît un peu confus et mal construit. En effet, d’autres intrigues (comme celle d’un certain Iguane et ses acolytes) viendront enrichir l’histoire de base
sans que le lien soit clairement défini.  De nombreux personnages font leur apparition. Peut-être un peu trop. On se perd rapidement entre les différents pirates que la multiplicité des surnoms n’aide pas.

Côté graphisme, le plaisir est au rendez-vous. Avec son dessin en couleurs directes, Hermann réussit à nous convaincre sans peine. Les décors sont particulièrement réussis. Travaillant sur la lumière, le délayage de la couleur, l’alternance du jour et de la nuit, il transporte littéralement son lecteur dans les îles luxuriantes ou au cœur du monde marin et de ses gréements forts bien étudiés. Si je regrette l’aspect parfois un peu figée des personnages, je n’ai pourtant pu qu’apprécier les gueules au fort pouvoir suggestif de ces derniers.

Si Le diable des des sept mers pêche par quelques défauts, le lecteur saura néanmoins retrouver tout ce qui fait l’intérêt des récits de piraterie. Le deuxième et dernier tome de ce diptyque apportera d’ailleurs une pointe d’originalité au scénario avec une touche fantastique étonnante. (L’auteur de Dracula n’est pas loin !)

 

D’autres avis :
Oliv’Legof -

 

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Titre : Le diable des sept mers, première partie
Dessinateur  : Hermann
Scénariste : Yves H.
Éditeur : Dupuis, Aire libre
Parution : Septembre 2008

48 pages
Prix : 15,50€

 

2 comments for “Le diable des sept mers, tome 1 – Hermann / Yves H.

  1. 28 mai 2013 at 8 h 56 min

    Pas mal mais sans plus. Quand on vient de lire Riff Rebs et Long John Silver, ce diable des 7 mers a du mal à soutenir la comparaison.

    • 3 juin 2013 at 8 h 18 min

      C’est clair, c’est le haut du panier, ces deux-là !

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