Juge Bao et le phoenix de jade – Patrick Marty / Chongrui Nie

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Chine du 11ème siècle, dynastie des Song du Nord.
L’empire est riche et puissant, entraînant par là-même une corruption galopante parmi les hauts fonctionnaires. Pour lutter contre ce fléau, l’empereur a donné les pleins pouvoirs à l’incorruptible juge Bao. Sillonnant le pays, accompagné de sa petite troupe, le juge Bao traque ceux qui bafouent la loi, sans distinction de rang.
Dans ce premier épisode, notre juge chemine vers la préfecture d’une province située au Nord-est de l’empire et découvre que la population est sous le joug d’un groupe de notables corrompus. Expulsions illégales, chantages, intimidations, emprisonnements abusifs, meurtres,… cachent toute une série de manipulations visant à l’édification d’une cité nouvelle, servant de base à l’enrichissement des hommes de pouvoir de la ville. Interpellé par une vieille femme clamant l’innocence de son fils emprisonné depuis 3 ans, le juge Bao va mettre son nez dans les affaires peu recommandables de la préfecture.

Si le Juge Bao est une figure peu ou pas connue en occident, il est un véritable héros pour la population chinoise. Ce personnage historique qui a réellement existé (999 – 1062) se retrouve dans bon nombre de romans et de légendes orales qui ont traversé le temps. On compte même aujourd’hui des adaptations audiovisuels. Reconnu pour son impartialité et son intégrité, il a toujours lutté contre la corruption, ce qui fait de lui un personnage romanesque par excellence.
De fait, c’est le scénariste français Patrick Marty qui s’associe au dessinateur chinois Chongrui Nie, pour nous offrir une version dessinée des aventures de ce célèbre juge.

La photographe du samedi : Elena Chernyshova

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Jours de nuit, nuits de jour.
Tout est dit dans le titre de cette série réalisée par une jeune photographe russe. Elena Chernyshova a réalisé un reportage dans la ville de Norilsk, une cité sibérienne de 170 000 habitants situé à 400 kms au dessus du cercle polaire. « Réputée » pour sa pollution (la 7ème au monde, devant Tchernobyl !) et pour ses conditions de vie extrêmement difficiles : entre -10 et -55° l’hiver et surtout une nuit polaire qui dure 2 mois et plonge ses habitants dans une nuit éternelle.
Son but était d’étudier la relation entre l’homme et son environnement et de comprendre les formes de l’adaptation humaine au climat extrême, au désastre écologique et à l’isolement.

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NorilskPerdue au milieu de la toundra à 400km au nord du cercle polaire, Norilsk n’a pas de liaisons terrestres avec le reste du monde. Cependant, les voies fluviales, maritimes et aériennes permettent à la vie d’être rattachée au reste de la Russie : ‘le continent’.
Norilsk est reliée par la route et le train à la ville portuaire de Doudinka, un peu plus au nord. Doudinka ouvre ensuite sur les routes maritimes de Mourmousk et Arkhangelsk, permettant un contact avec la civilisation.
De plus, en été, de juin à septembre, le fleuve Ienisseï est navigable et permet de relier en bateau Norilsk à Krasnoïarsk, plus au sud. Au temps de Staline, la route périlleuse menant au Goulag de Norilsk était surnommée la route de la mort, tant le voyage pour atteindre la ville du nord était difficile.

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chernyshova 02Avec une population de 175 300 habitants, Norilsk est une des plus grandes villes au-dessus du cercle polaire. La Ville-Usine de Norilsk n’a ainsi qu’une raison d’être : abriter le combinat industriel et minier de Norilsk Nickel, le plus grand complexe sidérurgique, métallurgique et de fonderie au monde. Ce complexe, à lui seul, représente près de 2% du PIB russe.

Solovki, la bibliothèque perdue – Olivier Rolin / Jean-Luc Bertini

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Peu connaissent les îles Solovki. Situé à 500 kilomètres au nord-est de Saint-Pétersbourg, au milieu de la mer Blanche, l’archipel Solovki abrite dès 1923 le SLON, camp de rééducation par le travail devenu dans les années 1930 le plus terrible goulag de l’ère soviétique. Le monastère fondé par des ermites au XVe siècle est dès lors transformé en un camp de détention qui accueillera des intellectuels, des artistes et des aristocrates cultivés. Bien que les détenus soient maltraités, une certaine liberté était de mise. Et c’est ainsi que, grâce aux envois permis de colis familiaux et aux ou confiscations par les autorités de livres interdits s’est constitué une bibliothèque, riche de 30 000 livres, constituée de livres rares et d’éditions originales de grands auteurs, parfois même en langues étrangères.

Le nord, c’est l’Est – Cédric Gras

le_nord_c_est_l_est 01Comme Sylvain Tesson ou Astrid Wendlandt, Cédric Gras est un amoureux de la Russie. Après une première immersion à Vladivostok en 2011, il nous emmène cette fois-ci dans le grand Nord Russe. Sauf que le Nord est ici une histoire de ressenti. Ne le cherchez pas en haut de la carte. Pour les russes, le Nord, c’est l’Est. L’Est et ses territoires assimilés au Nord selon une géographie toute personnelle de l’état russe et de ses habitants.

« Une foi aveugle dans les points cardinaux est une mauvaise lecture de ce pays. Il faudrait toujours le voir à la verticale, la Volga au midi et l’Amour au septentrion. Car de la Sibérie à l’Extrême-Orient, ce n’est qu’un immense Nord. La machine étatique russe a du génie lorsqu’elle parle de territoires assimilés. C’est bien ainsi que les Slaves se représentent la chose. Lorsqu’ils vont de Moscou sur le 56è parallèle à Khabarovsk sur le 48è, ils affirment le plus naturellement du monde qu’ils vont au nord. Vladivostok, qui est aussi méridionale que les stations balnéaires d’Abkhazie est perçu comme un rivage boréal et Magadan, à la latitude de Saint-Pétersbourg, est le comble de l’enfer. »

Lectures de janvier à mars 2015

Lectures de Janvier 2015

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Littérature :
- Prêt à tous les départs – Marco Balzano (La fosse aux ours, février 2015)
- I walk the line – Madison Jones (Passage du Nord-ouest, février 2015)
- En territoire Auriaba – Jérôme Lafargue (Quidam, Mars 2015)
- Ma mémoire assassine – KIM Young-Ha (Picquier, mars 2015)
- J’ai des blancs – Pierre Ahnne (Impressions nouvelles, Mars 2015)
- Bingo’s Run – James A. Levine (Piranha, mars 2015)

Audio :
- Les apparences – Gillian Flynn (Audiolib)

Jeunesse :
- Matcha – Eva Offredo (La joie de lire, Mars 2015)
- Juste à côté de moi - Baffert / Billaudeau (La joie de lire, mars 2015)
- Le petit chacal et le crocodile – Simone Ohl / Sara Cone Bryand (MeMo, mars 2015)
- ABC du marin – Virginie Morgand (MeMo, mars 2015)
- Le joueur de flutes – Claude Clément / Barbara Brun (Little Village)
- La mégalopole – Claire Dieudonné (L’Agrume, avril 2015)

BD :
- Hommes à la mer – Riff Reb’s (Soleil, Octobre 2014)
- L’argent du déshonneur – Hiroshi Hirata (Akata, octobre 2014)
- Buffalo Runner – Tiburce Oger (Rue de sèvres, janvier 2015)

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Lectures de Février 2015 :

BD :
- Enola et les animaux extraordinaires, tome 1 – (La boite à bulles,
- Balles perdues – Walter Hill / Matz / Jef (Rue de Sèvres, janvier 2015)

Jeunesse :
- La flaque – May Angeli ( Éditions des Éléphants, Avril 2015)
- La roulotte de Zoé – Claude Clément / Magali Dulain ( Éditions des Elephants, avril 2015)
- Jean-loup fait des trucs – Clémentine Mélois (Les fourmis rouges, avril 2015)
- L’éléphant et la fourmi – Daizy Mrázková (MeMo, avril 2015)
- La forêt invisible – Julia Woignier (MeMo, avril 2015)
- Igor et Souky à la tour Eiffel – Sigrid Baffert / Sandrine Bonini (Éditions des éléphants, avril 2014)
- Igor et Souky au zoo de Paris – Sigrid Baffert / Sandrine Bonini (Éditions des éléphants, avril 2014)
- Mme Eiffel – Alice Brière-Hacquet / Scil (Frimousse, février 2015)
- Heyo – Corbeau / Christian Offroy (Couleur corbeau, mai 2013)
- La toile – isabelle Simler (Editions Courtes et longues, février 2013)
- Partir – Salinas / Engman (Rue du monde, aout 2013)
- Louis 1er, roi des moutons – Olivier Tallec (Actes sud junior, septembre 2014)
- Avec quelques briques – Nicolas Godeau (L’Agrume, Avril 2014)
- Mon petit frère invisible – Ana Pez ( L’Agrume, novembre 2014)

Littérature :
- Les temps sauvages – Ian Manook (Albin Michel, janvier 2015)
- Derrière les panneaux, il y a les hommes – Joseph Incardona (Finitude, Avril 2015)
- Il neige sur la lune – Daniella Belcanto (Assyelle, décembre 2014)

Livre audio :
- Les visages – Jesse Kellerman

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Lectures de Mars 2015 :

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Jeunesse :
- Les trois petits cochons – Noëlle Revaz / Hayde (La joie de lire, mai 2015)
- Microbscopique – Nicola Davies / Emiliy Sutton (Editions des éléphants, mai 2015)
- Le tour de Raymond – Sophie Seronie-Vivien / Chandra Southall (Âne bâté, mai 2015)
- Les farfelus – Miguel Tanco (Les fourmis rouges, mai 2015)
- Maman, tu fais quoi ? – Mélanie Grisvard / Vincent Bourgeau ( Les fourmis rouges, mai 2015)
- Et le matin quand le jour se lève – Anne Crausaz (MeMo, mai 2015)
- Et le soir quand la nuit tombe… – Anne Crausaz (MeMo, mai 2015)
- Ce matin – Junko Nakamura (MeMo, mai 2015)
- Hiroshima, deux cerisiers et un poisson-lune – Alain Serres / Zaü (Rue du monde, mai 2005)
- On n’aime guère que la paix – Nathalie Novi / Alain Serres / Jean-Marie Henry (Rue du monde, mars 2003)
- Je fais un oiseau pour la paix – Alain Serres / Claire Franek (Rue du monde, mai 2005)
- Le double – Davide Cali / Claudia Palmarucci (Notari, février 2015)
- L’enfant précoce – René Guy Cadou / Solenn Larnicol (Rue du monde, Mars 2015)
- Image – Guillevic / Clotilde Perrin (Rue du monde, mars 2015)
- C’est demain dimanche – Philippe Soupault / Nathalie Choux (Rue du monde, mars 2015)
- La réunion de famille – Jacques Charpentreau / Silvia Bonanni (Rue du monde, mars 2015)

 BD :
- Histoires de famille – Pelle Forshed (L’Agrume, Mai 2015)
- Elle s’appelait Tomoji – Jiro Taniguchi (Rue de Sèvres, janvier 2015)
- Moyasimon, tome 1 – Masayuki Ishikawa (Glénat, octobre 2014)
- Le petit Napoléon illustré – Pierre Etaix / Jean-Claude Carrière (Wombat, février 2015)

 Essai :
- En France, aujourd’hui, on peut tuer impunément – Simone de Beauvoir (Indigène, mars 2015)

Littérature :
- Bonsoir, la rose – CHI Zijian (Picquier, mai 2015)
- La végétarienne – Han Kank (Serpent à plumes, mai 2015)
- Le Nord, c’est l’Est – Cédric Gras (Libretto, janvier 2015)

 

Le tank, arme d’instruction massive

 

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Désormais, les argentins peuvent voir circuler dans la ville de Buenos Aires, un tank d’un nouveau genre.
Raul Lemesoff est un artiste un peu fou qui a transformé une vieille Ford Falcon de 1979 en char d’assaut, muni d’une tourelle pivotante !
Surnommé par son propriétaire, Arme d’instruction massive, son but n’a pourtant rien de violent : il souhaite combattre l’ignorance et propager le savoir.
Une action bien louable pour l’artiste qui se plaît à distribuer gratuitement des livres auprès d’habitants un peu éberlués !

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Maïa qui aime les chiffres – Romana Romanyshyn / Andriy Lesiv

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Maïa est la fille d’un couple de mathématiciens. Aussi, rien d’étonnant à ce qu’elle s’amuse à compter toutes les choses quantifiables autour d’elle : les animaux du monde entier (et pas seulement les moutons qui aident à s’endormir), les grains de riz dans l’assiette, les pois sur sa robe ou les lettres d’un journal, les briques d’un château, les arbres du quartier. Rien n’échappe à sa passion du comptage ! Elle essaie même, un jour, de dénombrer les grains de sable du désert, les gouttes d’eau dans la mer et les étoiles dans le ciel. La tâche est ardue, elle tente d’utiliser des formules mathématiques mais le défi reste impossible.

Mon tout petit – Albertine / Germano Zullo

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Dans ce petit coffret fleuri, se cache un petit bijou d’album…

Un seul dessin par double page, des illustrations très épurées ponctuées d’une courte phrase qui souligne la beauté et la simplicité du trait. Cette histoire nous emmène dans les bras d’une maman qui voit enfin l’arrivée de son tout petit. Il grandit peu à peu dans le confort protecteur de ses bras avant que, bientôt, ce grand fils la dépasse et emporte sa tendre mère dans ses grands bras d’adulte. Peu à peu, la maman se fait plus petite au point de rétrécir comme une petit poupée. La disparition n’est pas loin et le cycle de la vie continue.

Toile de dragon – Muriel Zürcher / Qu Lan

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Thong-Li est fils de pêcheur. Mais rien ne l’occupe plus que de dessiner dans la poussière. Il dessine le monde sans relâche, attristé de voir que le vent et la pluie emportent ses dessins pendant la nuit. Jusqu’au jour où un curieux vieil homme lui échange un petit poisson miraculeusement apparu dans sa jarre contre un nécessaire de peinture…

« Ceci est pour toi. Un bâton d’encre, une pierre pour l’écraser, un pinceau fin, et un conseil : veille à ne pas tracer les limites de ta liberté. »

L’argent du déshonneur – Hiroshi Hirata

argent du deshonneur 01Au 17ème siècle, l’univers des guerriers japonais évolue peu à peu. La guerre coûte cher et de nouvelles pratiques commencent à apparaître alors même que les combats entres clans se multiplient. Les samouraïs vaincus peuvent désormais racheter le prix de leur tête et éviter ainsi la mort, le plus souvent à prix d’or. Alors que leurs adversaires s’apprêtaient à les tuer, ils pouvaient proposer de l’argent en échange de leur vie sauve. Ils signaient alors une reconnaissance de dette envers leur ennemi, libre de venir réclamer son dû quand bon lui semble. Des recouvreurs de dette font dès lors leur apparition et c’est l’un d’eux que Hiroshi Hirata met en scène ici.

Hanshirô Kubidai exerce ce nouveau métier de recouvreur de dettes. Il est chargé par les « tireurs » de récupérer la créance émise par les prêteurs. Ces samouraïs vaincus n’étaient pas toujours très enclins à régler leur dette qui soulignait, d’une certaine façon, leur défaite, leur couardise ou leur manque d’honneur. La force était donc parfois nécessaire et le recouvreur pouvait aussi se payer avec la vie du prêteur refusant de payer.
A travers les 7 histoires de ce recueil, nous allons suivre le parcours de l’un d’eux.

Enola et les animaux extraordinaires, tome 1 – Thibaudier / Chamblain

enola t1 01Le curé du village s’interroge. La nouvelle gargouille qui a été installée sur le toit de l’église pour évacuer les eaux de pluie pose problème. Elle se tourne toutes les nuits sur son socle et arrose, de fait, les passants qui passe le seuil de l’église ! Le sculpteur de la gargouille a beau revenir la sceller sur son socle, rien n’y fait, elle continue de se tourner. Alors que le prêtre menace de la supprimer définitivement, le sonneur de cloches propose de faire appel à une vétérinaire un peu spéciale : Enola. Prévenue par pigeon voyageur, la petite jeune fille vient ausculter la gargouille.

Spécialiste des animaux extraordinaires, Enola étudie toutes sortes de créatures, comme ce phénix enrhumé qui n’arrête pas de renaître de ces cendres ! Le problème de la gargouille ne lui fait pas peur et c’est sûre d’elle qu’elle vient enquêter sur cet étrange phénomène. Pourquoi la gargouille se tourne-t-elle toutes les nuits ? Que cherche-t-elle à voir ? Pourquoi son ventre gargouille-t-il ? Est-ce qu’elle a le vertige ?
Après une tentative infructueuse de changer le lieu de résidence de la sculpture, c’est en pistant cette dernière en pleine nuit que Enola parviendra à découvrir la raison qui trouble notre animal en pierre.

Buffalo Runner – Tiburce Oger

buffalo runner 01Dans une vieille carriole chemine Henry Ducharmes et ses deux enfants, Andrew et Mary. Nous sommes en 1896 et notre homme espère faire fortune en Californie, tenant ainsi la promesse faite à sa défunte femme d’offrir un meilleur avenir à leurs enfants. Hélas, le sort en décidera autrement et c’est un petit groupe d’indiens qui les accueille, bien loin des bonnes intentions de cette famille qui les dérange. Alors qu’il massacre le père et son fils, Mary subit les assauts des bandits. Elle ne devra la vie sauve qu’à l’intervention d’un vieux cowboy, Ed Fisher. Retranchés dans la cabane des indiens, ils attendent l’attaque qui ne manquera pas d’arriver du reste de la troupe. La nuit va être longue. Ed prépare des munitions et raconte son passé à une jeune fille mutique et traumatisée.

Un océan de larmes – Seo Hyeon

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Il y a des jours où rien ne va et où tout semble aller de travers ! Des jours où on aimerait être resté au lit…
Un contrôle raté à l’école, la cantine et ses plats immangeables, une punition injuste par la maitresse et un retour à la maison sous la pluie. Mais quand, en plus, les parents se disputent au lieu de venir me réconforter et me crient de terminer mon assiette, alors là non, c’est la goutte d’eau qui fait déborder mes yeux !
Il n’est pas toujours facile d’être un petit garçon et parfois, il arrive que l’on est pas assez fort pour tout supporter. Les larmes coulent, coulent et coulent…. au point que la chambre finit par être inondée ! Une mer, un océan de larmes emportent la maison et bientôt toute la ville se soulève ! Notre petit pleureur finira bien par se calmer. C’est que ça fait un bien fou de pleurer !

Hommes à la mer – Riff Reb’s

hommes a la mer 01Riff Reb’s aime la mer et nous l’avait déjà précédemment prouvé dans ses 2 précédents albums : A bord de l’étoile matutine et Le loup des mers, adaptés des romans de Mac Orlan et Jack London. Il clôture aujourd’hui sa trilogie maritime avec un très beau recueil Hommes à la mer qui reprend 8 nouvelles de grands auteurs classiques qui ont su écrire la mer.

Mac Orlan, Conrad, Stevenson, Verne, Poe, ou bien encore Hodgson : ils ont tous en commun d’avoir mis en scène le monde marin avec la noirceur ou l’ironie qui sied à cet univers riche de drames et de mythologies diverses. Des auteurs que Riff Reb’s admire et dans la lignée desquels ce dernier s’inscrit désormais.

La photographe du samedi : Elena Shumilova

« Les enfants et les animaux, ils sont ma vie. Nous passons beaucoup de temps à la ferme, et je photographie souvent mes deux fils avec les chiens, les lapins et les canards. Je préfère utiliser la lumière naturelle à l’intérieur et à l’extérieur.
J’aime toutes sortes de conditions d’éclairage. Que ce soit celle des rues, la lumière des bougies, le brouillard, la fumée, la pluie et la neige. Tout ce qui donne une profondeur visuelle et émotionnelle à l’image.
Lors de la prise de ces photos, je fais confiance à mon intuition et à mon inspiration quand je compose des photos de mes enfants avec les animaux. Je veux principalement exprimer quelque chose que je ressens ». Elena Shumilova

 

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elena shumilova 01(Cliquez sur les photos pour agrandir)

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Cha La La – KISHI Haruna / Sophie Cavaliero

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Le printemps arrive : il va être temps pour Maestro, notre chef d’orchestre de fêter ça ! C’est que le festival Haru approche et qu’un grand concert doit être donné. Pour cela, il va devoir faire appel à ses nombreux amis musiciens éparpillés au Japon.
C’est un petit oiseau-guide qui va nous accompagner à leur rencontre.

Et nous voilà partis dans différentes régions du Japon à la découverte des différents instruments traditionnels du pays.

Petites coupures à Shioguni – Florent Chavouet

petites coupures 01Une ville japonaise à la nuit tombée. Un restaurant qui n’a pas de clients. Des prêteurs qui viennent réclamer leur dû. Et une jeune fille qui fuit les lieux et raconte l’incident au taxi qui la conduit. Tout est en place pour un bon polar, sauce japonaise ! Sauf que l’auteur a l’art et la manière de tromper son lecteur et que les faits ne sont pas forcément ce qu’ils laissent paraître… !

On connaît Florent Chavouet et son amour du Japon, précédemment découvert dans Tokyo Sanpo et Manabe shima, carnets de voyage qui nous emmenait au cœur de la capitale japonaise et d’une petite île de l’archipel. Désormais, c’est une fiction qu’il nous offre tout en restant dans son univers favori : le Japon !

L’histoire se situe à Shioguni, ville imaginaire, où une flopée de personnages se mélangent dans un sacré sac d’embrouilles : le cuistot d’un petit restaurant, trois yakuzas en costumes, une jeune pickpocket, un duo de flics un peu patauds et un tigre qui se balade en liberté. Les faits se mettent en place tout doucement et il faut quelques pages pour saisir ce qui peu à peu se construit sous nos yeux.

La photographe du samedi : Evgenia Arbugaeva

 

Evgenia Arbugaeva est née dans l’Arctique Russe en 1985. Elle a vécu dans le petit village de Tiksi jusqu’à l’âge de 8 ans avant de partir pour la capitale russe, où elle a suivi des études d’ingénierie culturelle à l’université internationale de Moscou. Aujourd’hui, elle partage sa vie entre New York et la Russie. Diplômée en photojournalisme de l’International Center of Photography à New York, elle est devenue photographe freelance.
La photographe est retournée dans son village natal dix-huit ans plus tard. Son travail porte principalement sur la vie des habitants de Sibérie, et des régions du nord de la Russie.

Elle a notamment effectué une très belle série « Weather man » autour d’un météorologiste basé à Khodovarikha, station la plus éloignée de l’Arctique. Vyacheslav Korotki est un météorologiste russe de 63 ans, spécialiste du nord polaire. Depuis des années il a été envoyé par son gouvernement à Khodovarikha, une station arctique à une heure d’hélicoptère de son premier voisin, pour faire des relevés scientifiques de mesures du vent, des chutes de neige, etc. et ne revient vers la civilisation que rarement pour rendre visite à sa femme.

« Il est venu avec l’idée d’être un ermite solitaire qui fuit le monde et ses drames. Mais cela n’est pas vrai. Il n’est pas seul du tout. Il disparaît dans la toundra, dans les tempête de neige… c’est comme s’il était le vent, ou le temps lui même. »

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(Cliquez sur les photos pour agrandir)

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Lectures de décembre 2014

BD :

- Les carnets de Cerise, tome 3 – Chamblain / Neyret (Soleil, novembre 2014)
- Le vieil homme et la mer – Thierry Murat / Hemingway (Futuropolis, octobre 2014)
- Paul à la campagne, édition anniversaire – Michel Rabagliati (La Pastèque, août 2014)
- Petites coupures à Shioguni – Florent Chavouet (Picquier, novembre 2014)

Jeunesse :

- Et Picasso peint les enfants – Alain Serres (Rue du monde, novembre 2014)
- Les robes – Albertine / Germano Zullo ( La joie de lire, octobre 2014)
- Le petit théâtre de Hannah Arendt – Marion Muller-Colard/Clémence Pollet ( Les petits platons, novembre 2014)
- X-Ray, la crise – Christophe Léon (La joie de lire, octobre 2014)

Photographie :

- L’œil de Paris – Jean-Philippe Charbonnier (Séguier, novembre 2014)
- Solovki, la bibliothèque perdue – Olivier Rolin / Jean-Luc Bertini (Le bec en l’air, novembre 2014)